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Quand le bio s’immisce dans les quartiers populaires de Marseille

Quand le bio s’immisce dans les quartiers populaires de Marseille

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Même si le temps n’était pas à son avantage ce matin à l’Estaque (16ème arrondissement), les habitués, eux, étaient bien présents. Les paniers s’agitent, devant les regards bienveillants des commerçants. Les habitants sont conquis, ils ont enfin un accès facile à des produits frais et de qualité : fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, fromage local, viande, chaque client semble trouver son bonheur sur l’étal des bonnes choses provençales.

« Notre objectif, c'est d'être un commerce de proximité, de réunir les gens, de participer à la vie du quartier » explique Jérôme Henry, au journal La Provence. Cela fait bientôt deux mois, qu’il est le gérant (et le créateur) de l'Epicerie Paysanne de l'Estaque. Ce père de deux filles, arrivé il y a maintenant deux ans et demi, reconnaît sans hésiter que « quand on a des gamins, on veut faire attention à ce qu'on leur donne à manger ! ». Comme le souligne-t-il, «  il n'existait aucune autre épicerie paysanne dans les 14e, 15e, et 16e arrondissements de Marseille et la demande était forte. Ce n'est pas parce qu'on vit dans les quartiers Nord qu'on ne veut pas bien manger ! ».

L’ouverture d’une Épicerie Paysanne à l’Estaque paraît séduire un large panel d’habitants. Catherine et Rudy sont rapidement devenus des adeptes de ce service alliant qualité et proximité : « C'est le lieu pour trouver de bons produits ! Avant pour acheter bio, il fallait attendre samedi le marché de la Gavotte des Pennes-Mirabeau. Maintenant, on peut faire nos courses à pied et discuter. », rapportent-ils à La Provence, conquis. Le côté bio est important, mais à celui-ci s’ajoute une dimension sociale, qui semble réchauffer le cœur de tous les habitants : l’échange, entre consommateurs et avec les commerçants est une norme. D’ailleurs, Rudy a proposé à Jérôme Henry de lui présenter un producteur de vin bio du Vaucluse. On dirait qu’une petite mine d’or provençale est née dans les quartiers populaires de Marseille.

Le prix de des produits biologiques : un frein pour certains

Il est vrai que le prix des produits issus de l’agriculture biologique, et même raisonnée, peut apparaître comme un frein pour certains. Oui, le bio coûte plus cher que les produits des grandes surfaces. Mais finalement, pour la qualité que l’on en tire, est ce que ça ne vaut pas le coup ? Notre santé ne mérite-t-elle pas que nous dépensions quelques euros de plus par course ? Jérôme Henry explique à ses clients qu'il se fournit directement chez les producteurs locaux (entre Arles et Salon) aux prix fixés par ces derniers. Même si les produits biologiques sont un peu plus chers, la disparition des intermédiaires permet de limiter le prix final, et chacun y trouve son compte : l’agriculteur, l'épicier, et le consommateur. Emmanuelle Boggio-Pola, tente également de transformer les habitudes alimentaires des Marseillais. Selon la fondatrice de La Cerise sur le Vélo, le frein du prix n'est que psychologique : « En réalité, le budget des gens reste le même. Ils achètent juste des produits différents : pas de gâteaux ou de produits superflus comme en supermarché. », confie-t-elle au journal.

Mais l’important, c’est de convaincre les plus jeunes : Jérôme fournit déjà certaines crèches du quartier, mais réalise aussi des activités avec des enfants de centre aérés, afin de les sensibiliser. Faire découvrir et apprendre à reconnaître des fruits, des légumes, des produits de saison... Quoi de mieux pour faire responsabiliser, et faire mûrir nos jeunes pousses ?

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